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Márta Pardavi

DDH, coprésidente
Hungarian Helsinki Committee

Márta Pardavi est défenseuse des droits humains et coprésidente de l’Helsinki Committee hongrois(HHC), une éminente organisation de défense des droits humains, basée à Budapest et fondée en 1989. Avocate de formation, Márta Pardavi dirige les activités de l'organisation dans le domaine de la protection des réfugiés. Le HHC a pour mission de défendre les droits des demandeurs d'asile, des réfugiés, des apatrides et des autres étrangers ayant besoin d'une protection internationale, ainsi que de surveiller le respect des droits humains par les forces de l'ordre et le système judiciaire.

Márta Pardavi critique ouvertement la législation restrictive sur les ONG adoptée en Hongrie en juin 2017, qui rappelle les lois sur les « agents de l’étranger » en vigueur en Russie et en Israël. La loi cible les ONG qui reçoivent plus de 24 000 dollars US de dons provenant de l'étranger, et qui ne s'enregistrent pas auprès des autorités dans les 15 jours en tant qu'"organisation financée par l'étranger", et qui en font la promotion sur leur site web et dans toutes les publications qu'elles produisent.

Márta Pardavi dénonce la question du rétrécissement de l'espace accordé à la société civile dans les médias internationaux. Elle est également membre des conseils de la PILnet Hungary Foundation et du Verzio International Human Rights Documentary Film Festival. Avant de rejoindre le HHC, elle était membre du conseil d'administration, puis vice-présidente, du Conseil européen pour les réfugiés et les exilés entre 2003 et 2011.

La récente évolution de la politique hongroise à l'égard des organisations non gouvernementales (ONG) est source d'inquiétudes. Les ONG sont taxées d'agents "sous influence étrangère", accusées d'avoir des intentions politiques, et des bureaux de certaines organisations ont été perquisitionnés par la police. Depuis 2010 et l'arrivée au pouvoir du parti Fidesz, les autorités ont pris des mesures progressives pour limiter l'espace de la société civile et des médias indépendants, mais aussi pour altérer le système constitutionnel d'équilibre et de contrôle au profit du pouvoir exécutif. Les groupes d'extrême droite ciblent et menacent les défenseur-ses des droits humains.