Back to top

Aseem Trivedi

Dessinateur indépendant, militant pour la liberté d'expression, membre fondateur
Save Your Voice
Courage in Editorial Cartooning Award
2012

Assem Trivedi was chosen as co-recipient of 2012 Courage Award for launching Cartoons Against Corruption, an anit-corruption campaign to mobilize his fellow citizens against India’s pervasive political corruption, and for assuming a leadership role in India’s emerging free speech movement.

Aseem Trivedi est un dessinateur et défenseur des droits humains indien. Il a joué un rôle de premier plan dans le mouvement anti-corruption indien de 2010 grâce à sa série « Cartoons Against Corruption » ; suite à cela, le gouvernement a suspendu le site web d'Aseem et l'a accusé de sédition, de violation de la loi sur les technologies de l'information et d'« outrage » aux symboles nationaux.

Après avoir passé trois jours en prison, Aseem a lancé la campagne « Save Your Voice » contre les réglementations sur les technologies de l’information utilisées pour le cibler, lui et d'autres militants, et a entamé une grève de la faim pour exiger leur abrogation.

En 2015, après des années de militantisme pacifique, la Cour suprême indienne a invalidé les dispositions relatives aux technologies de l'information en vertu desquelles Aseem avait été emprisonné. Plus tard dans l'année, il a lancé un magazine de bandes dessinées consacré aux histoires de DDH en danger à travers le monde. Aujourd'hui, bien que les accusations de sédition et d'infractions informatiques portées contre Aseem aient été abandonnées, il risque toujours jusqu'à trois ans de prison pour avoir « insulté » le gouvernement à travers son art.

Les défenseur·ses des droits humains en Inde font face à de nombreux actes de harcèlement et attaques perpétrés par des acteurs étatiques ou non étatiques, tels que des assassinats, des agressions physiques, des détentions arbitraires, des menaces et l'acharnement judiciaire. Les policiers sont souvent les principaux coupables des violences contre les DDH, qui sont généralement perpétrées en toute impunité. Les groupes armés et les entreprises privées s'en prennent aussi aux DDH à cause de leur travail liés à des projets de développement économique et à l'impact de ces derniers sur les communautés locales et l'environnement. Les DDH sont de plus en plus souvent la cible de campagnes de diffamation en ligne orchestrées par des nationalistes radicaux.