
Kimberly Smith
Les peuples autochtones ne porteront plus le poids des pays sur leurs épaules. Nous devons nous laisser guider par ce qui est bon pour tous, et non par ce qui ne profite qu'à certains. Tout en gardant toujours à l'esprit les générations futures.

Les gens ont besoin d'un moyen de sortir de la pauvreté endémique et de la dégradation de l'environnement qui affligent les réserves. Comme beaucoup d'autres réserves, la Nation Navajo est en proie aux addictions et aux difficultés. Les taux élevés de suicide, de diabète, de violence domestique, la perte culturelle et l’extraction des ressources naturelles viennent alourdir le fardeau. Notre air, notre eau et nos terres sont sacrifiés. Ce n’est pas seulement notre souveraineté tribale qui est menacée, mais aussi notre souveraineté culturelle et alimentaire.
Kimberly Smith est une militante et une artiste amérindienne. Elle est chargée des campagnes artistiques chez Honor the Earth, une organisation à but non lucratif qui œuvre depuis 1993 à la sensibilisation et à la collecte de fonds en faveur de la justice environnementale pour les peuples autochtones. Depuis 2016, Honor the Earth joue un rôle actif dans les manifestations contre l'oléoduc Dakota Access, en collaborant étroitement avec les communautés autochtones de Dinétah et la tribu sioux de Standing Rock. Ils mènent également des actions contre la fracturation hydraulique, l'exploitation du charbon sur les territoires Crow, Cheyenne et Navajo, ainsi que contre les violences sexuelles faites aux femmes autochtones dans la région des Grands Lacs. Par ailleurs, Honor the Earth octroie des subventions à des organisations communautaires locales dirigées et gérées par des populations autochtones.
Depuis avril 2016, les Amérindiens, notamment la tribu des Sioux de Standing Rock, ainsi que des défenseur·ses de l'environnement venus du monde entier, manifestent contre le projet Dakota Access Pipeline, réclamant pacifiquement la protection de leurs droits sur leurs terres, leurs ressources et leurs sites culturels historiques. Les défenseur⸱ses des droits humains sont confrontés à une répression violente lors des manifestations pacifiques, marquée notamment par l'utilisation de chiens d'attaque, de gaz lacrymogène et de canons à eau, ainsi que par des traitements brutaux ; plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés.
