Back to top

Sayed Ahmed al-Wadaei

DDH, directeur du plaidoyer
Bahrain Institute for Democracy and Human Rights

No End to Torture in Bahrain

Sayed Ahmed al-Wadaei est directeur du plaidoyer au Bahrain Institute for Democracy and Human Rights, basé au Royaume-Uni. Sayed a participé aux manifestations de 2011 contre le gouvernement organisées au rond-point de la perle à Manama et a été violemment passé à tabac lorsque les forces de sécurité ont pris d'assaut le rond-point le 17 février. En juillet 2012, il a quitté le Bahreïn pour le Royaume-Uni où les tribunaux lui ont accordé l'asile politique. Il dénonce ouvertement les violations des droits humains commises par le gouvernement bahreïni. Il fait partie d'un groupe de 72 Bahreïnis dont les autorités ont révoqué la citoyenneté en janvier 2015.

Les autorités bahreïnies prennent pour cible la famille de Sayed en raison de son travail. En octobre 2016, la femme et le fils en bas âge de Sayed ont été détenus pendant sept heures à l'aéroport international du Bahreïn, maltraités et interrogés après qu’il a participé à une manifestation à Londres le même jour. Ils n'ont pu partir qu'à la suite de pressions internationales.

En mars 2017, le beau-frère de Sayed, Nizar Sayed Nimaa Alwadaei, et sa belle-mère, Hajar Mansoor Hassan, ont été arrêtés, torturés et interrogés au sujet de son travail en faveur des droits humains. Ils sont toujours en détention et font actuellement l'objet de poursuites pour terrorisme. Bien que le parquet n'ait trouvé aucune preuve les reliant au crime dont ils sont accusés, ils restent en détention sans possibilité de libération sous caution.

Suite au déclenchement des manifestations en février 2011 contre la corruption du gouvernement et la discrimination de la population majoritaire chiite, la situation des défenseur-ses des droits humains au Bahreïn est devenue encore plus dangereuse et difficile. Face aux nombreux troubles et manifestations, les autorités ont réagi avec des mesures sévères et lancé une vague de répression contre les manifestants, les dirigeants de la société civile, les défenseur-ses des droits humains et les militants pro-démocratie. Les défenseur-ses des droits humains ont été jugés par des tribunaux militaires, souvent accusés de crimes fabriqués de toutes pièces, et condamnés à des peines extrêmement disproportionnées. De plus, beaucoup ont été maltraités et torturés en détention, ont été détenus au secret et privés de l'accès à leur famille et avocat, tandis que les aveux obtenus sous la contrainte ont été admis à titre de preuve devant les tribunaux, en violation du droit international.