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19 Mars 2026

61e session du Conseil des droits de l'homme : Il faut garantir un accès sans entrave, protéger les défenseur·ses des droits humains et respecter le droit à l'autodétermination au Sahara occidental

La défenseuse des droits humains sahraouie Fatima Moulay a prononcé une déclaration commune au nom de l'ISHR, de Front Line Defenders et du Groupe de travail sur les droits de l'homme au Sahara occidental occupé, lors de la 61e session du Conseil des droits de l'homme, dans le cadre du débat général (point 4).

La situation des droits humains au Sahara occidental occupé requiert toujours l’attention du Conseil.

Les personnes qui plaident pacifiquement pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination continuent d'être victimes de harcèlement et d'intimidation, ce qui contribue à restreindre l'espace civique et limite leur capacité à participer à la vie publique et à exprimer librement leurs opinions.

Le Maroc continue d'imposer des restrictions à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association. Les défenseur⸱ses des droits humains et les journalistes seraient victimes de surveillance, d'intimidation et de représailles en raison de leurs activités légitimes, notamment leur collaboration avec les mécanismes des Nations unies chargés des droits humains, ainsi que de détentions arbitraires, de mauvais traitements, d'aveux obtenus sous la contrainte et de violations des garanties procédurales et du droit à un procès équitable.

Le peuple sahraoui serait également victime de discrimination en matière d'accès au logement, à l'éducation, aux services de santé et à la vie culturelle. L'exploitation des ressources naturelles dans le territoire occupé se poursuit sans le consentement libre, préalable et éclairé du peuple sahraoui.

Compte tenu de l'absence de suivi régulier et indépendant de la situation des droits humains, nous exhortons le Conseil à garantir que le Haut-Commissariat aux droits de l'homme et les procédures spéciales aient un accès sans entrave au Sahara occidental, afin de permettre une évaluation et un compte rendu indépendants, tout en veillant à ce que les défenseur⸱ses des droits humains soient protégés contre toute forme d’intimidation et toute mesure de représailles.

Le Conseil devrait également exhorter le Maroc à libérer les personnes détenues arbitrairement, à garantir le respect des libertés fondamentales et à respecter le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Voir la vidéo de la déclaration en intégralité ci-dessous :